2017 - BEST OF Thierry Tocanne 1993-2009²



Ce "Best of" reprend les grands succès des enregistrements précédents.
On retrouvear avec plaisir Golden Earrings, Ask me now enregistré avec le guitariste Gilles Cément, des extraits de l'enregistrement réalisé en live Salle Cortot avec notamment You look good to me, Jazz exercise number one, The smudge, March past  composés par Oscar Peterson, queqlues compositions de Thierry Tocanne: Blues for Oscar, Happyness, Deep blues,une version très élégante de Samba de uma note so et des extraits de "Thierry Tocanne remembers George gershwin": Summertime, Lady be good, Soon, I got rythm.
Les fidèles accompagnateurs sont là: Pierre Maingourd, Eric Dervieu, Richard Portier, Gilles CLément.
Un florilège....

2009 - Tocanne remembers Gershwin



Chronique du bulletin du Hot Club de France

Avec cet opus,c'est le cinquième album réalisé par le pianiste Thierry Tocanne, musicien au jeu élégant qui s'inscrit dans le plus pure tradition "mainstream".Il se produit ici dans trois contextes différents :
en solo, en duo avec à la basse Pierre Maingourd et en trio avec l'appoint du batteur Richard Portier.Trois musiciens qui ont l'habitude de se produire ensemble et qui sont donc très complices,d'ou leur grande cohésion. Ce n'est pas totalement un hasard si Thierry Tocanne a choisi les compositions de George Gershwin car c'est un musicien qui privilégie avant tout la mélodie et l'on connait la richesse du réperoire du célèbre compositeur. C'est notamment le cas sur "They all laughed", un morceau bien peu joué dont Thierry Tocanne tire la quintessence. En solo on peut apprécier le délié de son jeu et son sens de l'improvisation,tout particulièrement sur "The man I love", "Someone to watch over me". Sur "Summertime", "Lady be good", "Embraceable you", le pianiste est uniquement soutenu par le bassiste Pierre Maingourd dont on connait les gandes qualités. Ici, il apporte une assise rythmique robuste et se montre très attentif au discours du leader qu'il seconde parfaitement. Ma préference va toutefois aux faces gravées en trio qui apparaissent les plus réussies :"They all laughed","Somebody loves me", "A foggy day", plus particulièrement cett dernière au swing délicat qui en outre bénéficie d'un accompagnement très souple du batteur Richard Portier. Il faut aussi citer" Soon", un morceau agréable qui ne manque pas de charme malgré son rythme exotique.
 

2005 - I'm All Smiles



Préface de Claude Carrière, France Musiques, Président de l'Académie du Jazz
Le revoici, plus épanoui que jamais, et flanqué de ses deux complices qui n'ont même plus besoin de faire croire qu'on ne la leur fait pas, tant leur pertinence a les habites de l'évidence. Le revoici, Thierry Tocanne, et pas seulement pour un disque de plus. Car ce nouvel opus fait entendre un répertoire presque entièrement original. Non seulement parce qu'il nous offre quatre compositions nouvelles et personnelles, mais aussi parcqu'il fait entendre quelques thèmes rares. Extrêmement rares parfois, comme Jane Street, composé et crée par le saxophoniste Al Cohn en 1953, quasiment jamais repris depuis (un orchestre Hollandais en donne sa version en 1956) profondément renouvelé ici. Rare encore, In Salah, crée à une semaine de distance en Mars 1957 par le pianiste Georges Wallington puis par le chanteur et pianiste Mose Allison, repris l'année suivante par le saxophoniste britannique Tubby Hayes, Certes, un peu plus fréquenté (mais beaucoup n'osent s'y frotter) la beauté sombre de Monk's Mood, thème chef-d'oeuvre qui ne demande qu'à être joué sans variations intempestives: Thierry a parfaitement compris la leçon du grand Monk.
Autre thème relativement peu connu, I'm All Smiles,qui donne joliment son titre au CD et sur lequel en trois temps comme il convient et d'un seul mouvement, Thierry exerce son talent sensible après une palanquée d'autres pianistes. Dans deux plages, certes, Thierry revient à des chansons connues, les "standards" désormais intemporels que sont devenus What is this thing called love et Autumn leaves, nos familières feuilles mortes souvent prétexte à des exercices virtuoses et qui retrouvent ici leur vraie couleur, et, enfin, la Samba sur une note de l'immortel Tom Jobim, à qui, des ancêtres français donnèrent naguère le goût du bon goût et de l'élégance, celle-là même qui dicte le jeu de Thierry.

Chronique de Guy Chauvier, rédacteur en chef - Jazz Classique Septembre 2005-10-14
C'est le troisième disque de Thierry Tocanne que nous applaudissons en deu ans. Ce dernier disque est un peu différent des précédents, moins blues, encore que le premier morceau en soit un fumant, plus de compositions personnelles, de thèmes sortis de nulle part, ou presque, et toujours très intéressants. Il y a aussi deux ou trois standards, pour prendre plus facilement la mesure du talent et de la personnalité. Monk's Mood, par exemple, est habité en diable.

Bulletin des discothèques de la Mairie de Paris
Voilà un titre on ne peut plus approprié à la musique proposée par le pianiste T. Tocanne.
En compagnie de deux musiciens qu'il connaît et qui l'accompagnent depuis plusieurs années -gage de la solidité et du "métier" de ce trio- c'est bien du jazz joyeux et enthousiate qu'il nous donne à écouter.
Point de cérébralité, d'expérimentation "prise de tête", de recherche musicale improbable ici, juste de la bonne musique qui nous va droit au coeur et aux oreilles, sans forfanterie, sans esbrouffe. T. Tocanne dans son style classique mais pas désuet, ose des compositions bien troussées et s'essaye à un "Monk's Mood" en solo, joué de la manière la plus révérencieuse et réussie. Le reste est composé de standards plus ou moins connus. Ecouter ce disque est un vrai et simple plaisir.

2000 - Live à Cortot



Préface de Claude Carrière, France Musiques, Président de l'Académie du Jazz
En ces temps plus détonants qu'étonnants, il a inventé, à force de travail et de talent, la meilleure façon de se faire plaisir en jouant la musique qu'il aime sans trop avoir à en subir les aléas économiques. La pratique du Jazz, en effet, ne constitue pas le meilleur moyen de faire fortune. En un mot comme en cent, Thierry fait partie de l'heureuse cohorte des musiciens "semi professionnels", pour ne pas dire amateurs, tant ce mot suppose, à tort le plus souvent, négligence et dilettantisme. Musicien épanoui,Thierry Tocanne a eu en outre la chance de découvrir l'histoire du piano à l'endroit, en commençant par les pionniers, de Jelly Roll Morton à Fats Waller. Cependant, Oscar Peterson, qu'il a découvert dès 1963, semble avoir eu sur lui une influence  déterminante,dont trois titres témoignent,signés par le virtuose canadien artiste complet et fédérateur.
D'Oscar, outre un profond amour pour le piano, Thierry tient un détachement infini vis-à-vis des querelles de chapelles. Dans ce domaine, on applaudit des deux mains. Comme on applaudit son goût pour les grands thèmes inoxydables et riches de possibilités de renouvellement,comme Old Folks, admirable chanson, ou Round About Midnight, thème génial du grand Monk. Sans cesse à l'écoute, implacables inventeurs de rythme, complices fidèles et indispensables, Maingourd et Portier, du haut de leur immense expérience, nourrissent le piano avec l'air de ceux à qui on ne la fait pas. Enregistré en public, ce disque, reflet d'un seul concert, donc sans montage ni prises alternatives, donne l'image d'un Jazz qui, sans flagornerie, mais avec élégance et clarté, sait plaire à un vrai grand public curieux et avide de bonnes et belles surprises

Jean-Marc Berlière - Jazz Classique - 27, septembre 2003
Amateur ! Le mot revient plusieurs fois dans le texte de pochette rédigé par Thierry Tocanne et Claude carrière. L'amateur, celui qui aime de cette qualité, on en redemande, et tous les jours. Thierry Tocanne qui n'est donc pas un musicien professionnel au sens où il vivrait de sa musique, vit apparemment pour elle et cela s'entend.
Ceux qui se souviennent de l'avoir entendu à Montauban 1984 ! ont gardé le souvenir d'un technicien impressionnant au toucher percutant ,tout est là, intact et bonifié par près de 20 ans de passage en cave. Le son superbe la mise en place, l'articulation, le swing, la musicalité, une soif de jouer, un tempérament de feu : tout est réjouissant dans ce disque qui est un live enregistré salle Cortot par notre héro, un soir de novembre 2000, accompagné par Pierre Maingourd (b) impérial et Richard Portier (dms) swinguant. Le tout transpire l'amour et le respect pour Oscar Peterson (jazz exercice n 1 et surtout un "you look good to me", tiré du disque du trio de référence ("we get request"). Mais un Peterson qui aurait mangé du lion et qui aurait joué avec Ray Bryant Ecoutez le Now's the time qui ouvre le CD, tout y est. Et puis, saluons aussi la musicalité, l'inspiration, le sens de la ballade de Thierry Tocanne: autant de qualités rarement conjuguées chez le même pianiste. Un disque de plaisir comme on le dit d'un Syrah ou d'un Vionnier: Nez de pivoine,longueur impressionnante, de la cuisse : 94 chez Parker (Robert, pas Charlie) et deux cerises chez Chauvier.
 

1999 - Friends connection



Chronique de C.Sibon - Bulletin des discothèques de la Mairie de Paris
Il est des pianistes de jazz français qui n'ont pas l'audience qu'ils méritent. Thierry Tocanne en fait partie. Dès le premier morceau, son sens du swing, son phrasé, la joie et la fougue qui se dégagent de son jeu nous séduisent et nous touchent. Il s'agit d'un jazz simple et populaire au bon sens du terme, qui s'adresse plus au coeur qu'à l'intellect. Qui s'en plaindrait ? Les standards alternent avec les compos, toujours avec autant de bonheur et d'efficacité. La rythmique assure sans faute de goût. Qui oserait dire que "Friends connection" est un disque plus intéressant et surtout bien plus sincère que la dernière production de B. Mehldau "Largo", sous produit jazzeux surfait ? Moi.

1993 - Golden Earings